Projet Collectif « Argiles »
Deuxième quinquennal d’Argiles : une action collective d’ArScAn
Lancé en 2017 par Xavier Faivre, l’action collective Argiles vise à appréhender la multiplicité des usages de l’argile et des terres argileuses. Elle rassemble archéologues, historiens, historiens de l’art, philologues et épigraphistes des différentes équipes d’ArScAn autour d’une démarche résolument pluridisciplinaire.
Depuis ses débuts, Argiles a généré une activité scientifique soutenue, donnant lieu à diverses formes de valorisation et de diffusion des savoirs : séminaires réguliers ouverts aux recherches en cours, conférences thématiques permettant d’approfondir des aspects spécifiques de l’étude des argiles, journées d’études favorisant le débat autour de problématiques ciblées, et publications scientifiques assurant la diffusion pérenne des résultats au sein de la communauté. Le premier quinquennal (2017-2022) s’est conclu par la parution de l’ouvrage de X. Faivre, Argiles. De la physique du matériau à l’expérimentation (Archaeopress, 2023).
Pour ce deuxième quinquennal, l’action collective Argiles, co-portée par S. Vilain et B. Chiti, continue de rassembler au sein d’ArScAn une communauté scientifique aux profils variés — chercheurs confirmés, enseignants-chercheurs, ingénieurs spécialisés, post-doctorants, doctorants et étudiants — favorisant ainsi le croisement des expertises et le dialogue entre réflexion théorique et pratique de terrain.
Les travaux d’Argiles sont organisés autour de quatre axes :
- 1. L’argile comme matériau : étude de la caractérisation physico-chimique, des propriétés et du comportement du matériau (Fig. 1)
- 2. L’argile dans l’architecture : techniques de construction, mortiers, enduits et applications structurelles (Fig. 2)
- 3. L’argile dans les productions artisanales : artefacts, céramiques et objets manufacturés (Fig. 3)
- 4. L’argile et les textes : support d’écriture (tablettes, ostraca et autres supports scripturaux) et références textuelles (l’argile évoquée dans les sources littéraires et techniques) (Fig. 4)
L’un des objectifs prioritaires de ce deuxième quinquennal est de développer le volet expérimental du projet, intitulé « Les mains dans l’argile » (Fig. 5), en coopération avec le Service Archéologie du Val-de-Marne. La démarche associe spécialistes du matériau — maçons, potiers, artisans — et participants issus d’horizons variés, dans une perspective ethno-archéologique. À travers des ateliers combinant observation, manipulation et reconstitution des gestes anciens, les participants s’approprient de manière sensible et concrète les chaînes opératoires. Ces expérimentations visent à dégager les constantes, spécificités et convergences techniques et culturelles propres au travail de l’argile dans les domaines de l’architecture et de la production artisanale, contribuant ainsi à structurer un réseau de recherche actif et à enrichir notre connaissance des multiples dimensions de ce matériau dans les sociétés du passé.










