Conférence | « L’Antiquité tardive au Louvre » par Hervé Inglebert

02 octobre 2026
12h30

Auditorium du Louvre Michel Laclotte

Hervé Inglebert (Equipe THEMAM) donnera une conférence vendredi 2 octobre de 12h30 à
13h30
à l’auditorium du Louvre Michel Laclotte sur le thème « L’Antiquité tardive au Louvre ».

L’évènement est gratuit, cependant veuillez réserver un billet sur ce lien.


Présentation de la conférence

« L’Antiquité tardive est une notion qui est apparue à la fin du XIXe siècle chez les conservateurs et historiens de l’art. Elle a ensuite été reprise par les historiens après 1945 et s’est imposée après 1970. Mais s’il existe un consensus quasi-général sur son existence, les débats persistent sur les limites temporelles et spatiales de sa définition, et parfois sur sa dénomination. 

Depuis une vingtaine d’années, certains musées en Europe (Musée archéologique national de Madrid) et aux États-Unis (Villa Getty de Los Angeles) ont intégré cette notion dans la présentation de leurs collections. Le Metropolitan Museum de New York a consacré à partir de 1977 plusieurs expositions temporaires à l’Antiquité tardive. Le British Museum de Londres utilise le terme dans son site en ligne des collections et prévoit de créer un jour des salles dédiées à ce thème.

Au Louvre, il existe de nombreux objets tardoantiques, parfois exceptionnels, mais la présence de la notion d’Antiquité tardive est plus floue. On la trouve, mais sans définition précise, sur le site en ligne des collections. Certains catalogues et guides du Louvre l’ont utilisée de 1982 à 2012. Certaines sections de deux expositions permanentes, celle de l’Orient méditerranéen dans l’empire romain et celle des arts de l’Islam l’ont employée de manière marginale entre 2012 et 2022-2024 ; mais ces salles sont aujourd’hui fermées et seule celles des arts de l’Islam rouvriront. En 2029, de nombreux objets des IVe-VIIe siècles seront présents dans la première section des arts byzantins et des chrétientés d’Orient, mais apparemment sans utiliser le terme d’Antiquité tardive. Cette absence peut poser problème pour interpréter l’art de la fin de l’Antiquité.

La question existe aussi à l’échelle du Louvre. En effet, les collections européennes, moyen-orientales et nord-africaines du musée se divisent en deux grandes parties : antiques d’une part, médiévales et modernes de l’autre. Or, l’unique moyen de les réunir chronologiquement et géographiquement dans un récit global est d’intégrer la transition qui mène des unes aux autres, ce qui suppose de prendre en compte l’Antiquité tardive au Louvre. Ceci reste à faire.. »


Publications similaires